L’année 2026 a démarré sur les chapeaux de roue, escortée par son lot d’interrogations. Des questionnements qui ne portent pas uniquement sur la marche du monde, mais surtout sur l’évolution fulgurante des technologies et de l’IA à toutes les sauces : de l’écriture de code source à la création musicale, en passant par l’imagerie et la vidéo. Personnellement, je suis particulièrement touché par les deux premiers aspects : le Vibe Coding et la composition musicale par IA. J’utilise pourtant l’intelligence artificielle à des fins de recherches théoriques poussées dont il ressort parfois de complexes équations (attendez que je me frotte l’épaule, XD), mais en aucun cas pour aligner des lignes de code. J’aime connaître mon code sur le bout des doigts. Si un bug survient, je sais exactement dans quel fichier et à quelle ligne chercher, car j’ai l’architecture entière en tête. Mon projet Exorius, actuellement en cours de finalisation, représente aujourd’hui plus de 8 400 fichiers et 780 000 lignes de code, sans la moindre génération automatique.
Face au Vibe Coding et à la nouvelle génération de développeurs, une question se pose : à quoi bon pousser les études jusqu’à un Bac+4 ou Bac+6 pour, au final, se contenter de cliquer sur une souris et de valider par « oui » ou par « non » ? Cette évolution décrédibilise le métier, dévalue la ressource essentielle qu’est la connaissance, et fragilise la transmission de l’expérience à l’avenir. À ce rythme, un développeur senior ne vaudra bientôt pas plus qu’un profil lambda.
Qu’est-ce que cela change pour Bleizstudio ? Directement, rien. Indirectement, cela mène à une forme d’incompréhension logique globale. Pour ma part, je reste convaincu que la différence se fera sur la beauté de la véritable créativité, et non sur une pseudo-création assistée. Créer, c’est faire soi-même ; si un autre le fait à votre place, vous ne créez rien, vous commandez un objet. On nous rebat les oreilles avec « l’accès pour tous », mais ce qui pousse les vrais créateurs à réussir, c’est précisément la volonté de surmonter les défis techniques et économiques. Il faut y mettre les moyens. Mettre tous les outils de création instantanée entre toutes les mains revient à prédigérer la nourriture pour éviter aux gens l’effort de mastiquer.
Je fais le même constat dans l’univers musical, où les logiciels intègrent désormais des générateurs d’accords automatiques basés sur les notes jouées. Compositeurs ? Non, « siffletistes » tout au plus. (Siffletiste ? Un néologisme, j’avoue. Mais puisque la langue française est vivante et doit évoluer, plutôt que d’emprunter à tous les horizons, autant forger ce mot sur sa racine latine). Quand on sait que certaines plateformes de streaming absorbent jusqu’à 78 % de musique générative portée par de faux artistes fictifs, la remise en question est inévitable. Comment se sortir de ce guêpier ? Comment prouver que l’on crée vraiment, sans l’aide d’une machine ?
Pour la partie Bleizstudio, je concentre mes efforts sur le jeu vidéo, un domaine qui m’oblige sans cesse à innover et à relever des défis logiques. En parallèle, je conçois des sites vitrines et e-commerce sous WordPress propres, carrés et efficaces incluant l’hébergement.
Mon nom d’artiste, Aelbleiz, rejoint officiellement Bleizstudio en tant que label. Bien que les deux entités aient toujours été intimement liées, leur fusion est désormais totale. À l’avenir, Aelbleiz sera l’entité dédiée à la musique de mon jeu, sous une forme de licence Creative Commons (que je pourrai lier à la SACEM pour d’autres projets). En parallèle, un nouveau nom d’artiste grand public voit le jour : AXIOSES.
Pourquoi ce changement de nom ? C’était une évidence. Aelbleiz s’avérait trop complexe à prononcer et à orthographier à l’international. De plus, sa consonance très locale et celtique ne reflétait pas fidèlement mon style musical. AXIOSES sera mon étendard pour le grand public, taillé pour répondre aux critères internationaux.
Enfin, un troisième volet s’ouvre : KOFREEDI, un collectif de freelances né de la collaboration entre Bleizstudio et Amelcore. Toujours axé sur la création de sites web, ce projet mettra l’accent sur la communication et la prospection commerciale, à l’échelle nationale et internationale. Une belle aventure en perspective !
Pour synthétiser :
- Skryptar / Aelbleiz : liés aux projets Bleizstudio et KOFREEDI.
- AXIOSES : le nouveau projet musical grand public, dont AELBLEIZ devient le label.
